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Depuis l'espace pour le quotidien
Un consortium avec la participation de la TU Berlin fait partie des six dernières candidatures pour deux nouveaux centres de recherche de plusieurs milliards d'euros en Allemagne de l'Est.
Le domaine de la technologie spatiale de l'Université Technique de Berlin (TU) participe activement au futur Centre de Recherche European Research Institute for Space Resources (ERIS), où de nouvelles technologies pour l'espace seront développées et utilisées pour une vie durable sur Terre. La demande de projet est actuellement dans la dernière phase du concours « La connaissance crée des perspectives pour la région ! ». Ce dernier a été lancé par le Ministère fédéral de l'Éducation et de la Recherche (BMBF), le Land de Saxe et le Land de Saxe-Anhalt. Un centre de recherche majeur sera construit en Saxe-Lusace et dans la région de la Thuringe centrale. Le montant du financement s'élève à 1,1 milliard d'euros par centre. Une décision devrait être prise à la fin septembre.
Parmi près de 100 esquisses de concepts soumises dans le cadre de la procédure d'attribution en deux étapes, le BMBF a recommandé les six plus convaincantes pour la prochaine phase de financement. Ces projets ont eu la possibilité de soumettre un concept évalué d'ici fin avril 2022. Initiée par la TU Bergakademie Freiberg, la demande pour le centre de recherche ERIS axé sur les ressources spatiales a été déposée. Le consortium ERIS compte actuellement 66 partenaires issus de la recherche et de l'industrie et prévoit la création de 1 200 nouveaux emplois dans la région. L'objectif du projet est de trouver des solutions innovantes aux défis actuels sur Terre grâce aux avancées dans l'exploration spatiale. Ainsi, de nouveaux procédés de production économes en ressources, l'approvisionnement durable des populations et l'exploitation de nouvelles sources de matières premières figurent au programme.
La technologie spatiale fait déjà partie du quotidien
« Les hautes technologies issues de l'espace sont déjà constamment utilisées sur Terre et façonnent notre quotidien », déclare le Prof. Dr.-Ing. Enrico Stoll, responsable du département de technologie spatiale à la TU Berlin et l’un des quatre porte-parole d’ERIS. Cela inclut notamment les systèmes de localisation GPS, les caméras de smartphones avec capteur CMOS, les thermomètres infrarouges, mais aussi les filtres à eau et les pompes à insuline. Les technologies et processus développés pour la construction d'une station de recherche sur la Lune ou Mars posséderaient également un potentiel énorme de transfert et d'innovation. « Ces techniques, comme l'impression 3D, couvrent des domaines d’application très différents et pourraient considérablement améliorer notre mode de vie », explique Stoll.
Expérience en satellites, robotique et impression 3D
Le département de technologie spatiale apporte son expertise notamment dans les technologies de production et soutient, entre autres, dans les domaines de l'exploration des ressources et de la robotique. Fort d'une expérience de plusieurs années dans la construction de satellites, le département dispose également d'une base solide pour le développement de systèmes spatiaux pour d'autres corps célestes. Le groupe de travail « Exploration et Propulsion » recherche des technologies pour l’utilisation des ressources présentes sur la Lune, la soi-disant In-Situ Resource Utilization (ISRU). Il s'agit principalement du régolithe lunaire omniprésent à la surface de la Lune (communément appelé poussière lunaire). On peut en extraire des éléments précieux, comme des métaux ou de l'oxygène, indispensables à la construction d'une station de recherche. D'autres projets de recherche dans le département visent la création de structures et de produits intermédiaires à partir du régolithe lunaire lui-même. Grâce à l'impression 3D, celui-ci peut être fondu à l’aide de lasers ou de rayons solaires concentrés et, à l’avenir, servir de matériau de construction pour l’édification de bâtiments et de routes sur la Lune.
La technologie spatiale n’est pas une voie détournée
« Le futur centre de recherche ERIS rassemble des compétences dans les domaines de la recherche spatiale ainsi que des technologies des ressources, de l’énergie, de la production et de l’environnement, ouvrant ainsi des potentiels de développement global », explique Simon Stapperfend, le chef de projet responsable du côté de la TU Berlin. La technologie spatiale n’est donc pas une voie détournée, mais une source d’inspiration pour de nouvelles technologies sur Terre. « En effet, la technologie permettant la vie humaine sur la Lune et Mars peut également servir sur Terre à limiter la consommation de ressources, à fermer localement les cycles de matières et à économiser de l’énergie. » Les conditions extrêmes sur la Lune et Mars et la nécessité de se limiter aux ressources locales impliqueraient que tous les matériaux auxiliaires doivent être régénérés et réintroduits dans le cycle, ce qui présente de nombreuses similitudes avec les défis sociétaux liés à la transition vers la durabilité. En raison des conditions hostiles sur la Lune, de nombreuses tâches complexes devraient également être effectuées de manière fiable par des robots, ce qui donnerait à ce domaine de recherche de nouvelles impulsions pour des applications sur Terre.
TU Berlin
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Allemagne








