- Espaces modulaires, cabines
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Construction circulaire en salle blanche
Dans tous les secteurs que l'on regarde : la circularité est à l'agenda. Même dans le monde des salles blanches et des environnements contrôlés. Mais ici, cela fonctionne un peu différemment. Les exigences sont plus strictes, les marges de manœuvre plus petites, et le processus laisse peu de place à l'expérimentation. Kuijpers s'est spécialisé ces dernières années dans la recherche de solutions circulaires qui fonctionnent bien dans ces environnements exigeants.
Dans une salle blanche, chaque détail compte. Les matériaux ne doivent pas émettre de particules, les surfaces doivent être entièrement lisses, et les installations doivent fonctionner sans erreur. La qualité du produit fabriqué y est toujours la priorité absolue. Ce n'est pas une simple considération, mais une contrainte stricte. La circularité doit donc s'adapter à ce cadre et n'est pas une question de simple remplacement ou de réutilisation, mais de recherche intelligente de solutions adaptées aux exigences du processus.
Commencer par le processus, pas par le matériau
Les plus grands progrès circulaires naissent rarement d'une modification des matériaux, mais d'une discussion dès le départ. De quoi a-t-on vraiment besoin ? À quoi ressemble le processus ? Et quelles exigences cela impose-t-il à l'espace ? En pratique, il apparaît que les salles blanches sont parfois conçues de manière plus complexe qu'il ne le faudrait. Une classe ISO supérieure (plus le chiffre est bas, plus l'air et la salle blanche sont propres) nécessite plus de technologie, plus d'énergie et plus de matériaux. Alors qu'une répartition plus intelligente de l'espace ou une meilleure adaptation au processus donnent souvent le même résultat.
En prenant le processus comme point de départ et en adaptant la salle blanche en conséquence, on obtient une solution parfaitement adaptée. Pas plus grande ou plus complexe que nécessaire, mais orientée vers ce qui est réellement requis. Cette approche génère directement une valeur durable, sans compromettre la qualité. Elle contribue également à un haut niveau de circularité, car une complexité inutile peut être évitée dès la phase de conception.
Un exemple concret
Chez un client, il a d'abord été envisagé de réaliser une partie du processus dans une hotte de sécurité biologique. Après plusieurs échanges, il s'est avéré qu'un isolateur fermé était une meilleure option. Comme le processus se déroulait désormais dans un système fermé, il n'était plus nécessaire que la salle réponde aux exigences plus strictes d'un environnement GMP-B – une classification GMP-C suffisait. Cela a immédiatement réduit le nombre d'échanges d'air nécessaires ainsi que la taille des sas pour le personnel et le matériel. Moins de construction était nécessaire, ce qui a entraîné des coûts moindres et une installation plus simple.
Tout ce qui est possible
Bien que les solutions circulaires dans la salle blanche soient limitées, il existe heureusement de plus en plus de possibilités d'adopter des démarches circulaires. Celles-ci résident principalement dans la technologie des installations et dans la conception. Ainsi, les conduits d'air et les tuyaux peuvent être réutilisés sans problème avec un bon entretien. Kuijpers en tient compte dès la conception – par exemple en privilégiant des canaux aussi ronds que possible, car ils sont plus faciles à démonter et à réutiliser que les canaux rectangulaires.
De plus, la révision des installations devient de plus en plus courante. Au lieu de remplacer une unité de traitement de l'air complète, celle-ci peut être révisée et réutilisée. Cela prolonge la durée de vie et évite de devoir jeter des composants qui fonctionnent encore bien.
Un autre exemple pratique concerne l’éclairage. Les corps de luminaires (le cache, dans lequel se trouve une lampe) durent souvent plus longtemps que la technologie qu'ils contiennent. En ne remplaçant que les composants internes ou la source lumineuse, il est possible de continuer à utiliser un luminaire sans devoir changer l'ensemble du système. Une intervention mineure avec un impact évident.
Concevoir avec une vision d'avenir
En plus de la réutilisation, l'accent dans les environnements contrôlés se déplace également vers la manière dont les salles blanches sont construites. Le design modulaire joue un rôle de plus en plus important. Pensez à une salle blanche dont les murs sont démontables et peuvent être réinstallés ailleurs. Ou à des installations placées de manière à pouvoir être déplacées facilement. Cela nécessite toutefois une autre vision des coûts. Un mur qui coûte plus cher à l'achat mais possède une valeur résiduelle coûte moins cher à long terme qu’un mur moins cher à l’achat mais à détruire après usage.
Travailler ensemble pour une chaîne circulaire
La circularité dans la salle blanche exige une collaboration entre tous les acteurs : du donneur d’ordre au planificateur, en passant par l’installateur et le fournisseur. Notre force réside principalement dans la capacité à connecter ces parties et à transformer leurs ambitions en ce qui est réalisable dans la pratique. En réunissant connaissances du processus, technologie et exécution, un espace de décisions responsables se crée.
Tout commence par une discussion
Il n'existe pas de recette standard pour une salle blanche circulaire. Ce qui fonctionne toujours, c’est le dialogue au début : sur le processus, les exigences et les possibilités. N’hésitez pas à prendre contact pour explorer quelles décisions stratégiques circulaires sont possibles pour votre environnement contrôlé, via Roy Timmers, ingénieur en environnements contrôlés : rtimmers@kuijpers.com.
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