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Mieux exploiter et utiliser les données – TU Kaiserslautern participe à la création d'une base de données de recherche nationale
La Conférence des sciences communes (GWK) a approuvé le 2 juillet d’autres projets issus du concours à plusieurs niveaux de l’Infrastructure nationale de données de recherche (NFDI). L’objectif est de construire des infrastructures pour différentes disciplines afin de mieux exploiter la multitude de données de recherche. La TU de Kaiserslautern (TUK) participe également à trois projets. Il s’agit de science des matériaux et ingénierie des matériaux, de mathématiques ainsi que de physique. Les membres développent notamment la structure d’infrastructure et de services pour une gestion efficace des données de recherche. L’État fédéral et les Länder consacrent jusqu’en 2028 jusqu’à 90 millions d’euros par an à l’ensemble du projet.
Les données sont la matière première du 21e siècle. De nouvelles technologies permettent d’explorer et d’analyser un nombre croissant de jeux de données en un temps de plus en plus court. Elles nous donnent par exemple un aperçu du comportement de matériaux innovants, de notre patrimoine génétique ou de notre psychologie. Elles aident à fabriquer des médicaments ou à mieux prévoir la météo. Mais comment la science doit-elle gérer cette abondance de données ? Sur chaque site de recherche, différentes méthodes et procédures sont utilisées pour stocker, analyser et interpréter les données recueillies. C’est précisément ici que l’Infrastructure nationale de données de recherche de la Deutsche Forschungsgemeinschaft intervient. Ce réseau national doit à l’avenir aider à exploiter, gérer, sécuriser durablement, rendre accessibles et relier systématiquement les données de recherche. Il est prévu que les données de recherche accessibles dans les bases de données soient « FAIR »: Findable (facile à trouver), Accessible (accessible), Interoperable (interopérable) et Reusable (réutilisable).
Les données de recherche en mathématiques sont volumineuses, complexes et variées. Grâce à l’interdisciplinarité et à la puissance d’abstraction des mathématiques, elles sont largement répandues tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des mathématiques, où les développements modernes conduisent à des modèles mathématiques et des données de plus en plus complexes. L’objectif de l’Initiative pour les données de recherche mathématiques (MaRDI) est de développer une infrastructure de données de recherche qui sera utile non seulement pour les mathématiques, mais aussi dans d’autres domaines. À cette fin, des chercheurs de 18 institutions collaboreront sous la direction du Prof. Dr. Michael Hintermüller de l’Institut Weierstrass pour l’analyse appliquée et la stochastique de Berlin. Pour la TU de Kaiserslautern, le Prof. Dr. Wolfram Decker et la Prof. Dr. Claus Fieker du département de mathématiques représentent le domaine de l’algèbre informatique, tandis que leur collègue et directrice de l’Institut Fraunhofer pour la technologie et les mathématiques économiques, la Prof. Dr. Anja Schöbel, est responsable de la collaboration interdisciplinaire.
Une démarche similaire est prévue dans le domaine des sciences des matériaux et de l’ingénierie des matériaux (MatWerk). Un consortium de 29 membres, dirigé par le Prof. Dr. Chris Eberl de l’Institut Fraunhofer pour la mécanique des matériaux (IWM) à Fribourg, travaille à la mise en place d’une infrastructure nationale de données de recherche pour la science des matériaux et l’ingénierie des matériaux. Jusqu’à présent, les groupes de travail ont développé leurs propres méthodes pour traiter, par exemple, leurs données sur l’impact de la microstructure de divers matériaux sur leurs propriétés. Ces méthodes ne sont généralement pas compatibles. Avec la nouvelle NFDI-MatWerk, cela devrait changer à l’avenir. L’objectif est notamment de pouvoir représenter différentes relations hautement complexes entre les données de matériaux variés, afin de créer des synergies et de réduire les barrières technologiques à leur utilisation. Cela permettra à l’avenir, par exemple, d’effectuer des recherches et des analyses complexes. Du côté de la TU de Kaiserslautern, participent le Prof. Dr. Tilmann Beck du département de génie mécanique et de procédés, ainsi que la Prof. Dr. Heike Leitte du département d’informatique.
Le projet FAIRmat (« Infrastructure de données FAIR pour la physique de la matière condensée et la physique chimique des solides ») concerne un large éventail de domaines de recherche en physique et disciplines connexes, telles que la physique de la matière condensée et la physique chimique des solides. Au total, une multitude de données issues de différentes techniques de mesure et méthodes de travail doivent être examinées. Un consortium de 60 membres, dirigé par la Prof. Claudia Draxl (Université Humboldt de Berlin), travaille à rendre ces données plus accessibles. L’équipe du Prof. Dr. Martin Aeschlimann, en physique, du profil OPTIMAS (Centre de recherche régional pour l’optique et les sciences des matériaux) de la TU de Kaiserslautern, participe également à ce projet.
« L’Infrastructure nationale de données de recherche entraînera une transformation fondamentale dans la science et la recherche », déclare le Prof. Dr. Werner Thiel, vice-président pour la recherche et la technologie à la TU de Kaiserslautern. « Je suis heureux que nous puissions contribuer, dans différentes disciplines, à cette étape importante et significative pour le paysage de la recherche allemand. Je félicite chaleureusement mes collègues pour ce succès. »
Déjà l’année dernière, un grand projet d’infrastructure de données dédié à l’Infrastructure nationale de données de recherche a été lancé, auquel participe la TU de Kaiserslautern. Il concerne la vie végétale. Le réseau DataPLANT a pour mission de rendre les volumes de données plus exploitables et comparables. En consortium, l’équipe du Juniorprof. Dr. Timo Mühlhaus de la TUK contribue à relier le traitement basé sur la connaissance et l’analyse assistée par informatique des données de recherche. Pour l’ensemble du projet, la Deutsche Forschungsgemeinschaft a alloué environ onze millions d’euros.
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