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Gabriele Brähle
Forum MEDICA LABMED fortement composé aborde les dernières découvertes de la médecine de laboratoire
Méthodes innovantes de biologie moléculaire, Covid-19, dernières avancées des universités et de l'industrie – ces thèmes clés déterminent le programme de quatre jours du domaine spécialisé en médecine de laboratoire. En période de pandémie, les disciplines de la médecine de laboratoire sont sur toutes les lèvres. Les dernières découvertes scientifiques de virologues, infectiologues, immunologues, microbiologistes et biotechnologistes seront présentées lors du salon médical mondial MEDICA du 15 au 18 novembre 2021 à Düsseldorf. Le MEDICA LABMED FORUM offre alors aux professionnels de la santé, aux prestataires de services de santé et aux représentants de l'industrie en Hall 1 des conférences à la pointe de l'actualité par des spécialistes du monde entier. Conformément au concept hybride de l'événement MEDICA, le programme du forum anglophone, avec un ticket adapté, peut être suivi en direct sur place ou en ligne via le portail sectoriel MEDICA.de sous forme de streaming.
Dans les courtes présentations de haut niveau et les tables rondes interactives, le premier jour porte sur la microbiologie et la métagénomique – avec une orientation spécifique sur Covid-19. Le deuxième jour met l'accent sur la cardiologie et l'oncologie. Le troisième et le quatrième jour de l'événement traitent des dernières avancées dans le domaine universitaire et industriel. « En gros, trois mots-clés traversent le LABMED FORUM de cette année », explique le Prof. Dr. Georg Hoffmann de l'éditeur médical Trillium, organisateur de la série d'événements en coopération avec le Centre hospitalier universitaire de Munich. « Le premier est la génomique – c’est-à-dire les méthodes moléculaires les plus récentes qui analysent l’intégralité d’un génome. Deuxièmement, il s’agit des aspects et des vaccinations liés à Covid-19, et troisièmement, de la recherche et des projets innovants dans les universités et l’industrie. »
Jour 1 : Métagénomique et Métabolomique
Le programme du forum débute le 15 novembre (à partir de 10h30) avec les thèmes de la métagénomique et de la métabolomique sous la présidence du Prof. Dr. med. Beniam Ghebremedhin (Université de Witten/Herdecke, HELIOS Universitätsklinikum Wuppertal). Ce jour-là, la microbiologie et l’infectiologie autour de Covid-19 seront au centre de l’attention.
La métagénomique et la métabolomique sont les deux technologies « Omics » (note : terme général pour les procédés biologiques moléculaires) qui progressent le plus rapidement et se situent aux deux extrémités de la « cascade Omics ». La métagénomique identifie le potentiel génétique d’une communauté, tandis que la métabolomique indique la biologie réelle qui produit un phénotype. Ces recherches apportent de nouvelles perspectives sur l’étiologie des maladies du tube digestif, du métabolisme et désormais aussi du COVID-19.
Environ cinq pour cent de tous les patients atteints de Covid-19 développent une maladie grave à critique. De plus, 50 pour cent des patients décédés avec un Covid-19 sévère présentent une infection bactérienne secondaire. Les antibiotiques jouent un rôle clairement influent dans le succès du traitement. La conférence « Métagénomique dans Covid-19 et co-infections » du Prof. André Gessner du Centre hospitalier universitaire de Ratisbonne présente des résultats d’études actuelles qui ont examiné la fonction du microbiome dans le développement du Covid-19.
Le diagnostic du Covid-19 repose généralement sur la détection de séquences d’acides nucléiques viraux. Les caractéristiques de la réaction de l’hôte ne sont pas mesurées, mais elles sont cruciales pour déterminer le résultat. Bien que les profils métaboliques soient bien adaptés pour saisir l’état de l’hôte, la plupart des études en métabolomique sont soit trop faibles, ne mesurent qu’une quantité limitée de métabolites, comparent des personnes infectées à des cohortes témoins non infectées qui ne sont pas adaptées, ou ne fournissent pas de modèle prédictif compact. Deux autres sessions le matin, animées par le Prof. Dr. Jianguo Xia de l’Université Mc Gill de Montréal et le Dr. Ivayla Roberts de l’Université de Liverpool, se complètent. Il est rapporté d’un dépistage métabolomique puissant chez des patients atteints de Covid-19, permettant de prédire la gravité de l’infection et l’évolution de la maladie.
La présentation du Dr. Vautz, ION-GAS Dortmund, porte sur les processus métaboliques, comprenant de nombreuses composés organiques volatils (COV). Dans les voies respiratoires, ces métabolites volatils sont libérés par la respiration et peuvent donc être facilement prélevés pour analyse. Le Prof. Dr. Steven L. Zeichner de l’Université de Virginie, États-Unis, présente les dernières découvertes sur les processus hyperinflammatoires chez les enfants, dont une petite partie souffre de Covid-19. Le Dr. Sebastian Ulbert, Fraunhofer Institute for Cell Therapy and Immunology Leipzig, se consacre l’après-midi à la surveillance de la réponse immunitaire humorale protectrice. Cette production d’anticorps est notamment essentielle pour l’évaluation du risque de nouvelles infections.
Jour 2 : Cardiologie et Oncologie
La deuxième journée, le 16 novembre (à partir de 10h30), est présidée par le Prof. Dr. med. Stefan Holdenrieder du Centre hospitalier universitaire de Munich et traite de la cardiologie et de l’oncologie. Très actuels en lien avec la pandémie et en vue des évolutions du Covid long, les interventions du matin, par le Prof. Dr. Simon de l’Université Johannes Gutenberg de Mayence et le Prof. Dr. Billy Sperlich de l’Université Julius-Maximilians de Würzburg, portent sur le diagnostic de performance cardiaque chez les sportifs et Covid-19. La recherche de nouveaux biomarqueurs pour la stratification du risque et le diagnostic des maladies cardiovasculaires est abordée dans les conférences du Prof. Dr. Wolfgang König du Centre hospitalier universitaire de Munich et du Prof. Dr. Ralph Burkhardt de l’University Hospital Regensburg.
Le deuxième axe thématique en oncologie, dans l’après-midi, porte sur les avancées dans le domaine de la biopsie liquide. Sur l’état de la recherche et l’intégration dans le diagnostic de routine des acides nucléiques circulants dans le sang chez les patients tumoraux, les intervenantes, le Prof. Ellen Heitzer de l’Université de Graz et le Dr. Verena Haselmann de l’University Hospital Mannheim, évoquent notamment l’état des développements techniques, la faisabilité en routine, l’intégration dans les lignes directrices, le contrôle de qualité et le remboursement par les caisses.
La conférence du Prof. Dr. Michel van den Heuvel de l’Université Radboud de Nimègue porte sur la surveillance des immunothérapies par des marqueurs protéiques conventionnels et moléculaires. Outre les thérapies ciblées, les immunothérapies représentent les grandes innovations dans le traitement du cancer ces dernières années. Cela nécessite une sélection appropriée des patients susceptibles de répondre, ainsi qu’un suivi rigoureux pour modifier et ajuster rapidement ces traitements coûteux en cas de non-réponse. Prof. Dr. Michael Pfaffl de l’Université technique de Munich explique les nouvelles possibilités de diagnostic par des marqueurs exosomaux.
Jour 3 : Projets pour l’avenir des jeunes talents
Comme dans toute discipline, ce sont les jeunes talents et les jeunes chercheurs qui façonnent l’avenir de leur domaine. Ils apportent de nouvelles idées, font preuve de curiosité et mettent en avant des axes innovants, au-delà des traditions. La médecine de laboratoire, qui constitue sans doute la discipline la plus large en diagnostic médical, se distingue également par sa diversité professionnelle en ce qui concerne sa relève. Lors de la première session du troisième jour, des jeunes chercheurs ainsi que des chercheurs déjà établis présenteront leurs résultats scientifiques. Il sera question du rôle de l’immunité cellulaire lors de l’infection à SARS-CoV-2, ainsi que de l’importance des exosomes dans la cardiomyopathie. Par ailleurs, une présentation portera un regard sur l’Amérique du Sud et évoquera la place et les perspectives de la médecine de laboratoire en Bolivie. Enfin, un article scientifique abordera la question de la manière dont l’analyse de tous les acides nucléiques circulants complète le profilage liquide classique et étend les possibilités diagnostiques en oncologie.
La deuxième session de la journée sera consacrée à la médecine intégrative et à la diagnostic assistée par intelligence artificielle. Les attentes sont grandes quant à la capacité de ces approches à permettre, à l’avenir, une meilleure précision et un coût réduit par rapport aux évaluations standards actuelles. Elles suscitent également des espoirs d’amélioration de la qualité de vie et/ou de l’espérance de vie des patients concernés. La valeur et les défis potentiels de cette nouvelle approche diagnostique seront discutés par de jeunes talents issus de disciplines variées telles que la médecine de laboratoire, la radiologie, la bioinformatique et l’informatique.
Jour 4 : Innovations issues de la recherche académique et industrielle
Le dernier jour de l’événement met en avant les tendances actuelles issues de la recherche académique et industrielle. La pandémie a accéléré la recherche et la recherche de nouvelles solutions diagnostiques, capables d’obtenir rapidement des résultats avec une sensibilité élevée et un minimum d’équipement, et idéalement permettant la mesure simultanée de plusieurs biomarqueurs, ce que l’on appelle le multiplexage. Les systèmes de détection électrochimiques sous forme de biocapteurs deviennent de plus en plus centraux. Le Dr. Firat Güdér, Imperial College London, présentera le matin un qPCR électrochimique miniaturisé, appelé TriSilix, qui peut être produit à moindre coût et pourrait à l’avenir remplacer les systèmes classiques de qPCR.
La contribution du Dr. Despina Moschou, de l’Université de Bath, porte sur la détection précoce de la septicémie. Cela nécessite la quantification précise de plusieurs biomarqueurs, idéalement sans capteurs électrochimiques soumis à un risque de contamination biologique. Cela est rendu possible grâce à un revêtement spécial de capteurs planaires en or d’un microsystème Lab-on-PCB, utilisant un nouveau réseau de nanocomposites à base de nanoparticules de graphène réduit, croisée avec de l’albumine de sérum bovin.
Dans la présentation du Dr. Gerhard Kahr, de Genius5-Instruments GmbH, il est question de la perte d’odorat comme symptôme principal du Covid-19 chez les enfants. 90 % des enfants ayant une perte d’odorat détectée ont le Covid-19. Grâce à l’utilisation systématique d’un test d’odorat, cette altération olfactive peut être détectée plus tôt. Cela permet d’identifier plus rapidement les personnes infectées sans symptômes apparents. Ce test olfactif fonctionne sans contact et est généralement bien accepté par les enfants.
Une plateforme de recherche pour l’avenir est présentée par le Dr. Martin Raasch de Dynamic42 GmbH Jena. Le système physiologique microscopique présenté, en tant que modèle pulmonaire in vitro 3D humain, intègre des cellules immunitaires. Il sert à étudier le Covid-19 et d’autres maladies infectieuses pulmonaires.
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