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Chimie verte dans la technologie des membranes
Les chercheurs TU développent une nouvelle voie de synthèse pour les plastiques haute performance
Les plastiques haute performance tels que les différents polysulfones ou encore le polyvinylbenzène se distinguent principalement par des propriétés telles que la stabilité thermoplastique, la résistance à des valeurs de pH extrêmes ou d'excellentes propriétés optiques, et trouvent une large utilisation en médecine, mais aussi dans l'industrie. Un inconvénient majeur de ces matériaux : leur fabrication nécessite souvent l'utilisation de réactifs toxiques et polluants ou leur production génère des déchets. Beaucoup de ces procédés semblent jusqu'à présent sans alternative, notamment en raison de la forte pression sur les coûts, afin de pouvoir proposer des produits compétitifs sur le marché. Dans le cadre du projet récemment achevé "Membranes fonctionnelles pour des applications biotechnologiques - MembraTech", les chercheurs du département de Chimie biologique du Prof. Dr. Roderich Süssmuth ont réussi à développer une méthode respectueuse de l'environnement, permettant de modifier ces plastiques de manière douce et plus écologique.
La technologie a été développée en collaboration avec la société Pentracor GmbH (Hennigsdorf), dans le cadre d’un financement du Fonds européen de développement régional (FEDER), et doit désormais faire l’objet d’un dépôt de brevet.
Alors qu’à l’origine seules les polyéthersulfones (PES) et les polysulfones (PSF) étaient envisagés comme plastiques à usage médical-chimique avec la société Pentracor, la méthode, largement co-développée par le Dr Victor Prisyazhnoy, cible également d’autres plastiques standards, comme par exemple les polystyrènes. La nouvelle méthode bénéficie notamment de l’utilisation d’un nouveau catalyseur. Selon les principes de la chimie verte, la technologie fonctionne à température ambiante, ce qui la rend économe en énergie, les déchets générés sont tous respectueux de l’environnement, et le matériau peut être recyclé.
Les plastiques ainsi fabriqués pourraient trouver une large application dans l’industrie chimique ou pharmaceutique, par exemple en dialyse, comme adsorbeurs, dans des procédés à base de plastiques pour la production de principes actifs ou encore dans le traitement de l’eau. Il est également prévu de développer des membranes avec des propriétés entièrement nouvelles.
« Nous continuons à collaborer avec l’entreprise Pentracor dans l’application, mais nous recherchons également d’autres entreprises intéressées pour fournir des méthodes d’essai adaptées à ces matériaux innovants », explique Roderich Süssmuth.
Les objectifs du FEDER (Fonds européen de développement régional) incluent le renforcement de la compétitivité des petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que du secteur de la recherche et du développement par le soutien à des produits innovants issus de la collaboration entre PME et établissements universitaires à Berlin et Brandebourg.
Pour plus d’informations :
Prof. Dr. Roderich Süssmuth
TU Berlin
Département de Chimie biologique
Tél. : 030/314-24205
E-mail : suessmuth@chem.tu-berlin.de
Technische Universität Berlin
10587 Berlin
Allemagne








