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Nettoyage haute pureté à l'épreuve du processus : pourquoi le rinçage détermine le succès ou le rejet
Trois leviers pour une meilleure qualité de rinçage et ce qui se cache derrière
Lors du rinçage, il se décide si des composants de haute pureté atteignent les limites de propreté requises, ou si une recontamination après le nettoyage entraîne un rejet. Trois facteurs sont particulièrement déterminants :
â Qualité de l'eau pure directement au Point d'Utilisation (particules, organique/TOC, conductivité, pH).
â Minimisation de la transport de contaminants entre les étapes du processus et gestion définie du rinçage.
â Technique d'installation et hygiène du circuit : matériaux appropriés, conduites bien pensées ainsi qu’un monitoring continu.
Le présent article explique les fondements de ces leviers et montre pourquoi le rinçage dans le nettoyage des composants de haute pureté devient une étape critique du processus.
Les médias comme facteur limitant
Dans le nettoyage de composants de haute pureté, les exigences de propreté sont sans précédent : limites maximales de la composition chimique de la surface du composant en pourcent atomique, faibles taux de dégazage et absence de particules dans le sous-micron. La raison de ces exigences élevées réside dans les conditions extrêmes de vide dans lesquelles les composants sont utilisés ; par exemple dans la lithographie EUV, dans l’aérospatiale ou dans les spectromètres de masse pour l’analyse.
Dans ces applications, la propreté devient une caractéristique du système. Cela signifie que tout le système doit être conçu pour atteindre des limites élevées et exclure toute recontamination. Cela concerne notamment aussi les médias utilisés, car chaque média de contact doit également respecter ces limites élevées pour ne pas violer la spécification. Sinon, le composant ne pourra pas être nettoyé correctement ou il risque une recontamination.
Pour l’air ambiant et l’air de procédé, les limites sont généralement maîtrisées par filtration HEPA/ULPA et techniques de salle blanche. En revanche, l’eau de procédé est plus complexe. Lors du rinçage, elle ne doit en aucun cas transporter des contaminants tels que particules ou organique, sous peine de recontamination et de rejet du composant.
Que signifie « rinçage » ?
Le rinçage n’est pas simplement un « lavage » du nettoyant, mais essentiellement une dilution du film de liquide transporté à la surface du composant avec de l’eau de rinçage. Par cette dilution, il y a aussi un retrait et un transport des contaminations restantes. Le rinçage devient ainsi un problème de transport de matière : l’objectif est de réduire la concentration de contamination d’étape en étape jusqu’à respecter les limites (particulaires comme filmogènes/organique).
En résumé : le composant ne peut devenir aussi propre que le dernier rinçage effectué.
Facteurs essentiels pour une bonne qualité de rinçage
Les facteurs clés pour une bonne qualité de rinçage sont la qualité de l’eau au Point d'Utilisation et une minimisation du transport de contaminants.
La qualité de l’eau requise dépend, comme mentionné ci-dessus, des exigences de propreté. Souvent, de l’eau dite pure ou Ultra Pure Water (UPW) est utilisée dans les derniers rinçages, bien que dans l’espace économique européen, il n’existe pas de définitions normalisées pour l’eau pure, et les termes sont parfois utilisés de manière incohérente.
La qualité de l’eau dépend à son tour de la qualité de l’eau brute du réseau urbain. Selon la dureté, la conductivité et la présence de sels, un prétraitement par filtration à charbon actif, filtration particulaire, dénitration ou dé-icing peut être nécessaire.
Ensuite, une osmose inverse est généralement utilisée, séparant par pression un perméat (faible en sels) du concentrat à travers une membrane semi-perméable.
Pour des exigences très strictes, un traitement supplémentaire par échangeur d’ions à lit mixte ou alternativement par électroionisation (EDI), qui fonctionne en continu sans produits chimiques de régénération, est souvent effectué. Selon les besoins, des étapes supplémentaires comme une désinfection UV ou une désaération peuvent être ajoutées.
La qualité de l’eau est finalement déterminée et surveillée par des paramètres tels que la conductivité, le pH ou le TOC.
Grâce à toute cette technologie moderne de traitement de l’eau, une excellente qualité d’eau peut être assurée à la sortie d’une station d’épuration. Cependant, ce qui est encore plus crucial, c’est la qualité de l’eau au Point d'Utilisation, c’est-à-dire dans le bassin ou la chambre de la station de nettoyage.
Technique d’installation comme facilitateur : choix des matériaux, transport, hygiène du circuit
Une technique d’installation sophistiquée est nécessaire pour fournir une bonne qualité d’eau au Point d'Utilisation, en minimisant le transport de contaminants, en choisissant les matériaux appropriés et éventuellement en assurant l’hygiène du circuit. En effet, la qualité du rinçage dépend entièrement du système qui la supporte.
La conception et la construction de la station de nettoyage doivent être conçues pour minimiser les transports de contaminants. Cela inclut la séparation stricte des circuits de médias : chaque réservoir dispose de sa propre tuyauterie, de ses filtres et de sa pompe. De plus, le tracé des conduites doit être optimisé pour éviter l’accumulation d’eau stagnante. Souvent, les supports et chariots sont négligés. Ceux-ci doivent également être conçus selon le principe « la forme suit la fonction », sans zones de stagnation ou grandes surfaces où l’eau pourrait s’accumuler.
Selon le type d’installation, d’autres particularités constructives existent ; pour les systèmes de nettoyage immergés, il faut veiller à des surverses définies et à des séparateurs entre les bassins. Les temps de drainage et le secouage des supports aident à prévenir le transport de contaminants. Dans les systèmes à chambre, une conception optimisée pour l’écoulement, une vidange complète et un nettoyage entre les étapes sont recommandés.
De plus, la surveillance de la qualité de l’eau doit être assurée dans la station, notamment au Point d'Utilisation, à l’aide de capteurs appropriés.
Le choix des matériaux et des surfaces est également crucial. Pour une meilleure compatibilité, il faut privilégier les aciers inoxydables V4A (par exemple 1.4404, 1.4571) plutôt que V2A, en veillant à la qualité de soudure. Il faut éviter le laiton. Les matériaux comme le PP et le PVDF peuvent également convenir pour la tuyauterie.
Exemple pratique : conception de stations de nettoyage pour les processus de rinçage haute pureté
En exemple de mise en œuvre pratique, la société BvL Oberflächentechnik GmbH cite des stations de nettoyage conçues pour assurer une haute qualité de rinçage au Point d'Utilisation, notamment par des circuits de médias séparés, un choix approprié de matériaux et une surveillance continue de la qualité de l’eau. Parmi ces exemples, la station de nettoyage de chambre NiagaraUP et la station de nettoyage immergé AtlanticTR sont mentionnées. Des nettoyages d’échantillons peuvent être réalisés dans leur propre laboratoire. Une station de traitement d’eau pure (EnviroFALK) est également disponible pour les tests (caractéristiques : conductivité 0,04 µS/cm ; TOC 13,58 ppb).
BvL Oberflächentechnik GmbH
48488 Emsbüren
Allemagne








